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Jérémy Page est né en 1975.

Après avoir grandi et fait des études à Strasbourg, il vit et travaille en Bourgogne depuis 2006.

 

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Le nom Oisiris Jabasse, donné aux travaux est la contraction d’une phrase griffonnée un jour sur un carnet : « L’iris oisive j’avance à basse vitesse ».

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Les tableaux :

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leur travail repose sur deux matériaux :, le bois et la peau.

 

 

Le bois sous forme de panneaux de contreplaqué. Les peaux sont des peaux de vaches tannées, vendues comme tapis.

 

 

Ces deux matériaux offrent la possibilité en travaillant dans la masse de faire ressortir des valeurs clairs-obscurs, sépias avec le bois et du noir au blanc avec la peau.

 

Ces deux matériaux, issus du vivant sont remplis de sens et portent dans une sorte d’éternité les traces et les signes du vivant qui les a constitués.

 

 

Le travail de ces matériaux s’apparente à la sculpture, puisque ça n’est qu’en creusant dans la matière, sans repentir possible, que les qualités du matériau feront apparaître une image.

 

Ça n’est en rien de la peinture.

 

 

Les images sont en étroite relation avec le sens du support lui même.

 

Qu’est ce que le vivant ? Qu’est ce que la mort ? Qu’est ce qu’une image ?

 

Quel est le statut d’un objet qui vivait et qui demeure au monde quand le vivant l’a quitté ?

 

 

C’est dans un esprit de cabinet de curiosités : fossiles, herbiers, taxidermies, saints-suaires et reliques, vanités et anatomies que se constitue l’iconographie de ce travail.

 

Étude du vivant, fascination pour la mort..

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Le travail d’un artiste est de relater sa stupéfaction d’être vivant.

 

Chose rare, incroyable, aussi ravissante que pénible, aussi éphémère qu’interminable.

 

Et par des expériences inédites évoquer l’horreur et l’extase de cette expérience singulière.

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